Paradis : origine des plâtres : du modèle à la fonderie

Origine des plâtres :

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Deux sources utilisées  pour obtenir des modèles de fonderie

> Les premiers modèles d’art provenaient de l’Atelier de moulage du Musée du Louvre qui, depuis 1794 vulgarisait des chefs-d’œuvre en vendant d’excellents moulages de sculptures de l’Antiquité, privilégiées par les fondeurs, mais aussi des périodes moderne (XVe-XVIIIe s.) et contemporaine.

> Les fondeurs ont ensuite commandé des modèles à des sculpteurs renommés pour étoffer leurs fonds, ou acquis  dans  les Salons les droits d’édition de sculptures primées qui accroissaient leur renommée.

L’épreuve originale de l’artiste était surmoulée dans deux coquilles en plâtre dans lesquelles, assemblées, du plâtre était coulé, reproduisant fidèlement l’original après retouche. Ce modèle creux respectait les contraintes du moulage au sable.

Un traité d’édition  liait  sculpteurs  et  fondeurs, fixant le pourcentage de la rémunération et les conditions de reproduction illimitée pour les séries: diminution ou agrandissement au pantographe ou réalisation de contre-modèles en fonte, en deux ou plusieurs parties afin de réduire les temps et coûts de fabrication.

Du plâtre  à la fonderie

Dans deux châssis remplis de sable serré, le mouleur expérimenté prend l’empreinte de chaque moitié du modèle délimitée par le plan de joint. Il aménage le système de coulée.  Pour  les  reliefs  comportant des contre-dépouilles, il utilise la technique des mottes battues avec prise d’empreintes partielles, assemblées et intégrées au moule.

Dans les deux empreintes, il serre du sable, obtenant un noyau qu’il tire d’épaisseur sur 1 à 2 cm et le suspend. Les deux châssis superposés, des évents sont aménagés pour évacuer les gaz lors de la coulée qui se fait d’un seul jet. Après refroidissement, la statue est sortie de son moule (décochée), débarrassée de son noyau puis du système de coulée (ébarbée). 

Elle sera vendue brute de fonderie, peinte ou bronzée.

Le fonds de modèles Ferry-Capitain

Dans ce fonds, on trouve entre autres :

  • Julien de Médicis et Laurent de Médicis  d’après Michel-Ange
  • La Cène d’après Léonard de Vinci
  • – des saint Michel terrassant le dragon d’après Michel-Ange
  • – plusieurs bustes de femme 
  • – des Christs en croix de Bouchardon
  • Zéphyr et Psyché
  • – Nymphe Salmacis de Bosio, 
  • – les Niobéïdes
  • – Cérès, 
  • – des bas-reliefs et d’autres œuvres…

Tous les fondeurs d’art ont recours à cette  source d’approvisionnement.  (voir Fontes n°91 p.38)

Source : ASPM Sylvain Roze – Elisabeth Robert-Dehault – Guillaume Delvaux
En voir plus : https://www.ars-metallica.fr/ads/origine-des-modeles-du-paradis/

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