Les voies du salut : pourquoi ce titre plutôt décalé en matière de métallurgie ?

Pourquoi ce titre ? Les voies du salut sont celles qui ont permis aux industries du bassin de Saint-Dizier de conquérir le monde : moyens de transport, outils de communication, formation, innovation, création artistique…

En visuel d’affiche ou flyer, on voit une image emblématique : un train traversant les Andes.

Pourquoi cette image ?

Parce que la fonderie de Brousseval a gagné en 1888 une compétition internationale pour fournir une conduite d’eau de plus de 300 km (16 000 tonnes de fonte – en collaboration avec Durenne) reliant la côte pacifique à la Bolivie. Parce que cette même fonderie a réalisé la marquise de la douane d’Arica (avec Eiffel). Et toute l’Amérique latine est ornée de fontes d’art.

Quel chemin depuis les conseils d’Henri Fournel, directeur de la fonderie de Brousseval (exploitée alors par J-P V. André, le futur du Val d’Osne) qui en 1828 disait aux maîtres de forges : il faut abandonner le charbon de bois, il faut construire des chemins de fer et des canaux pour s’ouvrir au monde…

Ce chemin, l’exposition conçue comme un parcours, une histoire nous conduit donc des origines au marché mondial, ce qui n’a pas été si aisé qu’il y paraît. Et aujourd’hui, quand la mondialisation est contestée au profit du « local », quelles sont les atouts que cette région peut mettre en avant.

Donc un itinéraire et en même temps des questions, de quoi réfléchir…

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