La Liberté de Bartholdi rendue au Musée d’Orsay

Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1904) Thiébaut frères – Liberté, vers 1889 Bronze – 2,87 x 105 x 75 cm – Paris, Musée d’Orsay

Voir l’article et la photo (Photo : musée d’Orsay / Alexis Brandt 5/7/12 – Musée – Paris, Musée d’Orsay )

Source ; http://www.latribunedelart.com/la-liberte-de-bartholdi-rendue-au-musee-d-orsay-article003855.html

Le Musée d’Orsay a finalement retrouvé sa Liberté. Cela faisait environ vingt-cinq ans que l’institution réclamait la statue de Bartholdi, réduction de la fameuse Liberté éclairant le monde (1886), qui fut commandée par le sculpteur et fondue par les frères Thiébaut en 1889, présentée à l’Exposition universelle en 1900, et acquise la même année, pour le Musée du Luxembourg et par l’Etat, acquisition suggérée par l’artiste lui-même qui céda son œuvre contre le simple remboursement de la fonte. A partir de 1906 et à défaut du monde, elle illumina les jardins du Luxembourg, où elle fut placée à la demande de la veuve du sculpteur. Lorsqu’il fut créé en 1986, le Musée d’Orsay, dont les collections ont en partie pour origine celles du Musée du Luxembourg et qui, plus généralement, présente des œuvres de 1848 à 1914, a logiquement réclamé cette statue, inscrite à son inventaire. Ce fut finalement Jean-Pierre Bel, élu président du Sénat le 1er octobre 2011, qui accepta de céder l’œuvre à Orsay.

Peut-être cette décision est-elle due à la bonne volonté d’un homme, peut-être fut-elle encouragée par une découverte embarrassante quelques mois auparavant, en juillet 2011 : la flamme avait été soufflée, euphémisme pour dire volée, la Liberté n’éclairait donc plus grand-chose. Finalement mieux valait la protéger du vandalisme entre les murs d’un musée. On peut s’étonner de ne pas avoir entendu parler de ce vol et de redécouvrir aujourd’hui cette statue restaurée avec une flambeau tout neuf sans que cela soit clairement précisé. Hasard et coïncidence, la Liberté a remplacé Napoléon s’éveillant à l’immortalité, sculpture de François Rude qui a quitté Orsay pour le Louvre. Le Sénat quant à lui a fait fondre une copie de l’œuvre de Bartholdi – avec flambeau – pour veiller ses jardins.

Bénédicte Bonnet Saint-Georges, jeudi 5 juillet 2012

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