Le pont Sully victime d’une péniche et des jeux olympiques

La marque de l’architecte et du fondeur. Les pièces métalliques sont conçues par la société Joret et Cie et réalisées dans les fonderies de Terre Noire à La Voulte et à Bessèges.

A Paris, le seul pont en fonte sur la Seine, le pont Sully, avait été heurté par un bateau-mouche et fortement endommagé. Il vient d’être réparé, rendu à la circulation des véhicules légers.

Mais comme il fallait faire vite (5 mois)  pour les JO, la réparation n’a pas été faite en fonte mais en ciment ! Le principe de restauration des monuments historiques a été oublié, car JO obligent.

(illustrations : Wikicommons)

Liens : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_Sully

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Lien portant sur le chantier

https://www.paris.fr/pages/le-pont-de-sully-rouvre-apres-sa-reparation-le-faire-en-cinq-mois-c-est-tres-fort-27788

Depuis qu’un bateau-mouche a endommagé le pont de Sully fin janvier, une course contre-la-montre s’est engagée pour réparer cet ouvrage avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le 26 juillet. Au terme d’un chantier qui a mobilisé près de 150 personnes, c’est désormais chose faite ! La navigation fluviale est revenue à la normale et la circulation automobile reprend dès ce samedi 6 juillet”

Le pont en chantier

« Le chantier touche à sa fin. Cela a été une sacrée aventure, intense, mais motivée par une échéance que l’on ne connaît qu’une fois dans sa vie : celle des Jeux de Paris 2024 », sourit Ambroise Dufayet, ingénieur responsable des ouvrages d’art à la Ville de Paris.

Et pour cause : le pont de Sully, endommagé par un bateau-mouche à la fin du mois de janvier, verra défiler les bateaux des différentes délégations olympiques lors de la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet prochain.

Le lendemain, ce sont les cyclistes de l’épreuve du contre-la-montre qui l’emprunteront. « Sans oublier qu’il s’agit d’un axe majeur de transports pour les Parisiens et le transport fluvial. On comprend pourquoi il fallait réaliser les travaux dans un temps record », ajoute l’ingénieur. (…) 
Face à l’urgence, la fourmilière s’organise immédiatement. La phase de diagnostic, précédant les travaux, dure un mois et demi : elle permet de mieux comprendre la façon dont le pont est endommagé, puis de définir les objectifs de travaux avec les entreprises spécialisées auxquelles la Ville fait appel. Pendant trois jours seulement, la navigation fluviale est fermée. Si les plus petits bateaux sont déviés, ce n’est pas le cas des plus gros qui assurent notamment le transport des céréales ou l’approvisionnement de certaines entreprises.
« Pour permettre aux bateaux de naviguer à nouveau, il a fallu s’assurer qu’il n’y avait aucun danger d’écroulement : nous avons notamment mis en place un système de suivi des mouvements du pont 24 h/24. Puis, avec les Voies navigables de France et la préfecture de Police de Paris, nous avons ouvert des créneaux de navigation de midi à 23 heures, avant lesquelles des inspections étaient systématiquement réalisées », détaille l’ingénieur. (…) 
Quelques semaines plus tard, dès les diagnostics terminés, les travaux commencent. Il faut d’abord sécuriser le pont, notamment à l’aide d’une grande poutre bleue sur la partie supérieure, qui permet de retenir l’ouvrage en cas de chute. Les ouvriers se relaient tous les jours de la semaine, et souvent jour et nuit, pour tenir les délais.
Vient finalement la phase de confortement, qui consiste à réparer les arcs endommagés. Ambroise Dufayet explique : « Nous avons utilisé du béton projeté et non de la fonte afin de respecter les délais. Là, c’est une sorte de pansement structurel que nous avons fait, ce qui a permis d’enlever le système de sécurisation, dont la poutre bleue faisait partie. Réaliser tout ça en cinq mois, c’est très fort. Tout le monde a été très investi dans le chantier. »
 

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