A propos de l’exposition Art déco et de la fonte d’ornement

La Cité de l’architecture et du patrimoine présente en cet automne une exposition sur l’Art déco qui rencontre un immense succès si l’on en juge par les files d’attente…

D’emblée à l’entrée, une vitrine aide à faire la différence entre Art nouveau et Art déco : comme par hasard, deux grilles de fonte de fer servent à illustrer le changement de style : si aucune n’est signée, on reconnaît sur l’une une création des Fonderies de Bayard et Saint-Dizier  et sur l’autre le motif du bouquet de roses dont F. Chaslin disait que c’était vraisemblablement le best-seller de la fonte.


 

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à gauche, art déco (production Fonderies de Bayard et Saint-Dizier : fiche 118 du catalogue F2 de 1921, à droite : production, art nouveau (production Fonderies de Saint-Dizier et Bayard : fiche 118 du catalogue F2 de 1921.

L’exposition présente peu de fontes, car avec l’Art déco, le métal perd – non pas de son importance économique –  de son  importance esthétique. Le fer forgé revient en force dans la création. L’exposition montre dans la section port-folio un album de fontes pour le bâtiment à la couverture elle-même Art déco : Ferry-Capitain et Salin associés.

 


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Comptoir général des fontes

Laprade est évoqué avec ses créations architecturales ; mais rien n’est dit de ses créations et éditions de lampadaires par Durenne. Il faut dire que le sujet est si vaste que les aspects ponctuels sont souvent évacués. De la même façon, dans le décor des paquebots, notamment du Normandie, la place de la fonte émaillée n’est pas abordée (voir par ailleurs dans ce blog l’article sur les fontes émaillées artistiques de la fonderie de Baudin dans le Jura).


IMG_1889 Un bronze présenté dans l’exposition : Alfred Janniot (nymphe de Fontainebleau) Janniot a particpé à de nombreuses oeuvres de cette période d’entre deux-guerres.

 

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