Crée en 1838 par Messieurs Jacquot et Hannotin, à Sermaize-sur-Saulx pour transformer le minerai de fer local en produits marchands, l’entreprise rencontre des difficultés de fonctionnement jusqu’à sa reprise, en 1871, par Claude-Léon Denonvilliers. En 1877, il associe son fils Maurice et son gendre Saleur, fondeur originaire du Val d’Osne à l’entreprise. En quête de débouchés, Maurice Denonvilliers oriente la production vers les fontes de bâtiment, l’éclairage public, la statuaire profane et religieuse.
Son engagement dans le catholicisme social lui ouvre de nombreuses portes. En 1887, à l’occasion du jubilé du pape Léon XIII, père de l’encyclique « De rerum novarum », les diocèses de Châlons-sur-Marne et Reims commanderont trois œuvres en bronze, coulées par Denonvilliers : Bienheureux Urbain II, par Roubaud jeune et Perthes, Saint Austremoine par Momur et Saint Alpin et Attila par Boutellier.
En 1895-96, les fondeurs Capitain et Salin rachètent l’usine de Sermaize et la ferment en 1899, se partageant le fonds de modèles dont ils poursuivront l’édition. La fonderie Ferry-Capitain possède encore un fonds Denonvilliers composé d’environ 400 modèles, essentiellement religieux.
De belles commandes publiques sont à signaler :le Bœuf par Caïn, l’Asie par Falguière et l’Amérique du Sud par Millet pour le Trocadéro, cadre de l’Exposition universelle de 1878 ; le monument Lafayette à Washington, à quelques pas du Capitole.
La maison Prouvost à Tourcoing prolonge l'activité d'édition religieuse annonçant :
A votre service depuis 1844
Pour voir certaines de ces oeuvres, rendez-vous dans la base de données par l'entrée "fondeur" soit par les sculpteurs, soit par les oeuvres.
Source : Mérimée (Ministère de la culture
Haut fourneau, puis fonderie Denonvilliers Fils et Cie, puis Fonderies d'art et de bâtiment, puis maison.
localisation Champagne-Ardenne ; Marne ; Sermaize-les-Bains
Marne - lieu-dit : la Forge
Dénomination : haut fourneau ; fonderie
Morel et Jacquot exploitent en 1840 un haut fourneau en moulerie autorisé deux ans avant. L' affaire est reprise peu après 1850 par Hannotin et Brouillard, qui produisent de la fonte à refondre. Puis la veuve Adolphe Breuil fait construire une maison patronale en 1863. En 1870, L. Denonvilliers, doyen des fondeurs de Paris, rachète les bâtiments et les exploite sous la raison sociale Hauts Fourneaux et Fonderies de Sermaize, qui devient L. Denonvilliers Fils et Saleur jeuné en 1877. Les hauts fourneaux sont éteints en 1883, laissant la place à une fonderie exploitée sous la raison sociale Denonvilliers Fils et Cie en 1885 et S.A. fonderie d' art et de bâtiment en 1891. En 1895 l' usine est rachetée par Capitain-Gény de Vecqueville (52) , qui provoque la cessation de l' activité en juillet 1897. Une grande partie des bâtiments est détruite pendant la guerre de 1914-1918. Depuis lors, les bâtiments subsistants servent d' entrepôt à la sucrerie (IA51000228) et de maison d' habitation.
L' usine emploie 35 hommes et 7 enfants en 1840, 9 en 1854, une douzaine entre 1860 et 1863, 80 en 1866, 40 en 1868, 150 en 1874, 275 en 1876, 187 en 1880, 182 en 1882, et 80 en 1895. Denonvilliers était un patron social qui appliquait les théories de Léon Harmel de Warmeriville (IA51000160) .
type d'étude repérage du patrimoine industriel - rédacteur(s): Grasset L. ; Alvès dos Santos G. - Référence IA51000149
© Inventaire général enquête 1988
date versement 1999/08/24
dossier consultable :service régional de l'inventaire Champagne-Ardenne
3, Faubourg Saint-Antoine 51037 Châlons-en-Champagne - 03.26.70.36.81


